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vendredi 29 mars 2013

Prière Invocation à la Sainte Croix de Jésus-Christ



†O Dieu Tout-Puissant qui avez souffert la mort sur l’arbre patibulaire de la croix pour expirer tous mes péchés, soyez avec moi ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ, soyez mon espoir ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ versez-moi tous biens, afin que je puisse sauver mon âme ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ détournez de moi tout mal ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ faites que je parvienne au chemin du salut ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ préservez-moi de toute arme tranchante et à feu ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ éloignez loin de moi toute crainte de la mort et accordez-moi la vie éternelle ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ protégez-moi contre tous accidents corporels et temporels ;
†Sainte Croix de Jésus-Christ gardez-moi et faites que les esprits malins tant visibles qu’invisibles fuient loin de moi dans tous les siècles des siècles.  Ainsi soit-il.
Aussi vrai que Jésus est né le jour de Noël. 
Aussi vrai que Jésus a été circoncis. 
Aussi vrai que Jésus a reçu les offrandes des trois Rois Mages. 
Aussi vrai que Jésus a été crucifié le vendredi saint. 
Aussi vrai que Joseph et Nicodème ont ôté Jésus de la croix et l’ont mis dans le sépulcre. 
Aussi vrai que Jésus est monté au ciel, de même qu’il soit aussi vrai que Jésus me préservera de touts attentats de mes ennemis tant visibles qu’invisibles.  Ainsi soit-il.
O Dieu Tout-Puissant, je me mets sous la protection de :
†Jésus † Maria †Joachim
†Jésus †Maria †Anna
† Jésus †Maria † Joseph.

O Seigneur par l’amertume que vous avez souffert pour moi sur la Sainte Croix principalement lorsque votre âme s’est séparée de son corps, ayez pitié de mon âme quand elle sera séparée de ce monde.  Ainsi soit-il † Amen †Amen †Amen.

lundi 25 mars 2013

LES SOURCES DE LA KABBALE


Le livre fondamental de la kabbale est le “Sepher Yetzirah” ou Livre de la Création. Il s'agit d'un tout petit opuscule dont la traduction littérale ne dépasse pas trois ou quatre pages dactylographiées. La Bibliothèque Nationale en possède plusieurs exemplaires, de dates et d'origines variées, mais la constance du texte est remarquable.
Le second livre de la kabbale est le “Sepher Zohar” ou Livre de la Splendeur. En fait, il s'agit d'un commentaire, assez en désordre, du Sepher Yetzirah et de son interprétation. Le Zohar est un ouvrage volumineux qui totalise environ six fois notre dictionnaire classique. La traduction latine la plus ancienne, connue à ce jour, est celle de Pic de la Mirandole (1463-1494). Il en existe un condensé en latin de Knorr Von Rosenroth intitulé “Kabalah Denudata”. Cette “kabbale dévoilée” a été traduite en anglais par Mac Gregor Mathers vers 1918. Il existe encore deux petits ouvrages d'une cinquantaine de pages considérés comme faisant partie de la kabbale : un livre dit “Aesch Mezareph” qui en est une interprétation alchimique et un livre moins connu dit “l'oracle Chaldéen” qui, lui, en est une interprétation magique. On peut, à juste titre, s'étonner que le petit “Livre de la Création” soit à l'origine de la gestation du volumineux “Livre de la Splendeur”. Ceci est dû au fait que le Sepher Yetzirah est écrit avec un alphabet de structure hiéroglyphique et que ce mode d'écriture donne une très forte concentration à l'information. Aussi 1a traduction littérale de ce genre de texte est-elle impossible. Il est donc utile d'expliquer comment fonctionne ce type de langage.

dimanche 24 mars 2013

Vivre sa Légende Personnelle


        […..]«Je suis le Roi de Salem», avait dit le vieillard. «Pourquoi un roi bavarde-t-il avec un berger? demanda le jeune homme, gêné, et plongé dans le plus grand étonnement.
— Il y a plusieurs raisons à cela. Mais disons que la plus importante est que tu as été capable d'accomplir ta Légende Personnelle. »
Le jeune homme ne savait pas ce que voulait dire «Légende Personnelle».
«C'est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle ». «A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l'on n'a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu'on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s'écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu'il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle. »
Ce que disait le vieil homme n'avait pas grand sens pour le jeune berger. Mais il voulait savoir ce qu'étaient ces «forces mystérieuses»: la fille du commerçant allait en rester bouche bée. «Ce sont des forces qui semblent mauvaises, mais qui en réalité t'apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde: qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'Âme de l'Univers. C'est ta mission sur la Terre.
— Même si l'on a seulement envie de voyager? Ou bien d'épouser la fille d'un négociant en tissus ?
— Ou de chercher un trésor. L'Âme du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l'envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n'est qu'une seule chose.
«Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

Source : Paolo Coelho, l’Alchimiste, éd. Anne Carrière, 1994, pp35 - 36

vendredi 22 mars 2013

A propos de l'Astrologie karmique


Les esprits occidentaux ont beaucoup de difficultés à adhérer au concept de la réincarnation. Les anciennes générations surtout, pour lesquelles l'éducation judéo-chrétienne et scientifique constitue la panacée en matière de connaissance.

L'éducation judéo-chrétienne n'ayant pas subi de métamorphose depuis belle lurette, elle continue de croire en la "résurrection" de Jésus (mais uniquement celle de Jésus) et offre une vision assez manichéenne de l'après-vie : si tu es gentil, tu vas au Paradis, si tu es méchant tu vas en Enfer. Avec un lot de consolation tout de même : si t'es gentil mais que tu as été quelquefois méchant, tu vas au Purgatoire! Et tout ce beau monde doit se retrouver réuni le Jour du Jugement dernier, mais uniquement ce jour-là... L'éducation scientifique n'offre pas plus de réponses aux questions concernant l'après-vie. L'arrêt du cœur et de l'activité du cerveau signent la fin de la vie, point. Après, ce ne sont que suppositions et théories. Et pourtant, le milieu scientifique ne se prive pas d'échafauder des théories ! L'un d'eux (J.P. Changeux) a même écrit un livre démontrant par A+B que l'être humain était un simple agencement de molécules et de neurones, et l'âme une vue de l'esprit.
La réincarnation et le karma
Soyons logiques, si l'on veut avoir une idée de ce qu'est la vie après la mort, de ce que signifient réincarnation et karma, il est préférable d'aller voir du côté de l'Inde ou du Tibet. Par bonheur, nous avons la chance de compter, parmi les esprits occidentaux, de grands initiés tels que H.P. Blavatsky, Annie Besant, Alice Bailey ou Rudolf Steiner parmi les plus connus, qui ont su traduire et commenter pour nous les textes sacrés. Les "lectures" de vies antérieures d'Edgar Cayce donnent également une idée globale de ces Mystères, et si l'on désire aller plus loin on peut lire le "Bhardo Thodol" ou le "Livre des Morts égyptien".

Dès que l'on commence à compulser les ouvrages traitant de ce sujet, on s'aperçoit très vite qu'il s'agit ni de suppositions, ni de théories, ni d'élucubrations : il existe véritablement une science initiatique, pour laquelle les notions de réincarnation, de karma et d'immortalité sont des vérités essentielles. Au fil des lectures, on se rend compte que ces concepts sont d'une évidence telle, que la simple logique cartésienne "telle cause, tel effet" nous apparaît dans toute sa clarté. La notion de réincarnation répond également aux questions primordiales : d'où venons-nous ? Que faisons-nous sur cette Terre ? Où allons-nous ? Le concept du karma nous éclaire également sur ce que l'esprit occidental a du mal à expliquer : pourquoi naît-on aveugle ou infirme ? Pourquoi untel a-t-il de la chance en amour et un autre de la malchance en affaires ? Et les réponses viennent, tout naturellement, sans que l'on ait eu à les poser. Pourquoi ? Parce que c'est d'une telle logique, d'une telle évidence, que l'on se demande pour quelles raisons on n'y avait pas pensé avant. De plus, on comprend que la fatalité n'existe que pour les esprits étroits ou faibles, que le libre arbitre existe et avec lui un chemin d'évolution menant au salut de l'âme.
En ces temps d'initiation collective, due à l'approche de l'Ère du Verseau, les esprits doucement s'éveillent. Des films permettent d'ouvrir les consciences, des conférences offrent l'occasion de s'informer, des livres de se documenter sur le sujet, et l'astrologie karmique de comprendre la trajectoire de l'âme entre deux vies. Lentement mais sûrement, le concept de réincarnation fait son chemin dans les consciences, et avec lui un nouvel état d'esprit, plus tolérant, plus humble et plus fraternel. De plus, les nouvelles générations poussent les anciennes à évoluer : pour les jeunes, pas de problème pour comprendre tout cela : ils savent depuis longtemps qu'ils ont plusieurs vies, qu'ils peuvent en gagner dans tous les jeux vidéo ; et en plus... il y a plusieurs mondes !

Ce texte est de : Patrick Gianni



mercredi 20 mars 2013

Les Constitutions d’Anderson (les Obligations)


Les Obligations d’un FRANC-MAÇON
1. TÊTES DE CHAPITRES : De DIEU et la RELIGION.
2. Des MAGISTRATS CIVILS Suprêmes et Subordonnés.
3. Des LOGES.
4. Des MAÎTRES, Surveillants, Compagnons et Apprentis.
5. De la Gestion du MÉTIER pendant le travail.
6. De la CONDUITE, à tenir :
1. Dans la Loge quand elle est constituée.
2. Après que la Loge soit fermée et avant le départ des Frères.
3. Quand des Frères se rencontrent sans Étrangers mais hors d’une Loge constituée.
4. En présence d’Étrangers non Maçons.
5. A la maison et dans votre Voisinage.
6. Envers un Frère Étranger.

1. De DIEU et la RELIGION.
Un Maçon est obligé de par son Titre, d’obéir à la Loi Morale et s’il comprend bien
l’Art, il ne sera jamais un Athée stupide ni un Libertin irréligieux. Mais bien que dans les
Temps Anciens les Maçons fussent obligés dans chaque Pays d’appartenir à la Religion
de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu’elle fût, il est maintenant considéré comme plus
opportun de seulement les soumettre à cette Religion que tous les hommes acceptent,
laissant à chacun son opinion particulière, qui consiste à être des Hommes Bons et
Honnêtes ou Hommes d’Honneur et de Sincérité, quelles que soient les Dénominations
ou Croyances qui puissent les distinguer ; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d’Union
et le Moyen de concilier une véritable Amitié parmi des Personnes qui auraient dû rester
perpétuellement Éloignées.

2. Des MAGISTRATS CIVILS SUPRÊMES et SUBORDONNÉS.
Un Maçon est un paisible Sujet à l’égard des Pouvoirs Civils, où qu’il réside ou
travaille, et ne doit jamais être concerné par les Complots et Conspirations contre la Paix
et le Bien-être de la Nation, ni manquer à ses devoirs envers les Magistrats inférieurs ;
d’autant que la Maçonnerie a toujours été blessée par la Guerre, l’Effusion de Sang et la
Confusion ; aussi les Anciens Rois et Princes ont toujours été fort disposés à encourager
les Ouvriers-Artisans, en raison de leur Caractère Pacifique et de leur Loyauté par
lesquelles ils répondaient pratiquement aux obstacles de leurs Adversaires et
développaient l’Honneur de la Fraternité qui a toujours fleuri dans les Périodes de Paix.
Aussi, si un Frère devait être un Rebelle contre l’État, il ne doit pas être soutenu dans sa
Rébellion, cependant, il devra être regardé avec pitié comme un homme malheureux ; et
s’il n’est coupable d’aucun autre Crime, bien que la loyale Confrérie ait le devoir et
l’obligation de désavouer sa Rébellion, et qu’il ne fait pas Ombrage ou montre une
quelconque jalousie politique envers le Gouvernement au pouvoir, il ne peut pas être
exclu de la Loge et ses relations avec elle demeurent indissolubles.

3. Des LOGES.
Une LOGE est un lieu où les Maçons s’assemblent et travaillent ; de là vient que
l’assemblée, ou une Société de Maçons dûment organisée, soit appelée une Loge, et
chaque Frère doit appartenir à l’une d’elles, et doit se soumettre à ses Statuts et
Règlements Généraux.
Elle est soit particulière soit générale et sera mieux comprise en la fréquentant, de
même que les Règlements de la Loge Générale ou Grande Loge annexés ci- après. Dans
les Anciens Temps aucun Maître ou Compagnon ne pouvait s’en absenter, surtout
lorsqu’il y avait été convoqué, sans encourir une sévère Censure, à moins qu’il soit
apparu au Maître ou aux Surveillants qu’il ait été retardé par une pure nécessité.
Les Personnes admises comme Membres d’une Loge doivent être des Hommes bons
et honnêtes, nés libres, d’âge mature et discret, ni Serfs ni Femmes ni Hommes
immoraux ou scandaleux, mais de bonne réputation.

4. Des MAÎTRES, SURVEILLANTS, COMPAGNONS et APPRENTIS.
Toute Promotion parmi les Maîtres Maçons est fondée uniquement sur la Valeur
réelle et sur le Mérite personnel ; afin que les Seigneurs soient bien servis, que les Frères
ne soient pas humiliés ni l’Art Royal dédaigné ; Pour cela aucun Maître ou Surveillant
n’est choisi à l’Ancienneté, mais au Mérite. Il est impossible de décrire ces choses par
écrit, et par conséquent chaque Frère doit rester à sa propre place et les apprendre selon
la méthode particulière à cette Fraternité ; les Candidats devraient au moins savoir qu’un
Maître ne devrait pas prendre d’Apprenti s’il n’a pas un Travail suffisant à lui fournir et
sans qu’il ne soit un Jeune Homme parfait ne souffrant d’aucune Mutilation ou
Problème physique qui puisse le rendre incapable d’apprendre l’Art de servir le Seigneur
de son Maître et de devenir un Frère, puis un Compagnon en temps voulu après qu’il ait
servi jusqu’au terme des Années fixé par la Coutume du Pays ; Et qu’il devait descendre
de Parents honnêtes ; que même qualifié autrement, il puisse parvenir à l’Honneur
d’être un Surveillant, puis le Maître de la Loge, le Grand Surveillant et enfin, le Grand
Maître de toutes les Loges, en fonction de son mérite.
Nul Frère ne peut être Surveillant avant d’avoir passé le degré de Compagnon ; ni un
Maître avant d’avoir occupé les fonctions de Surveillant ; ni Grand Surveillant avant
d’avoir été Maître d’une Loge, ni Grand Maître s’il n’a pas été Compagnon avant son
Élection, qui doit être, en outre, de noble naissance ou Gentilhomme de bonnes
Manières ou quelque éminent Savant ou quelque Architecte curieux ; ou quelque autre
Artiste descendant de Parents honnêtes qui possède une grande Estime personnelle
dans l’opinion des Loges.
Ces Souverains et Gouverneurs, supérieurs et subordonnés de la Loge ancienne,
doivent être obéis dans leurs Fonctions respectives par tous les Frères, conformément
aux Anciennes Obligations et Règlements, en toute Humilité, Révérence, Amour et
Diligence.

5. De la GESTION du MÉTIER pendant le TRAVAIL.
Tous les Maçons devront travailler honnêtement pendant les jours de travail afin
qu’ils vivent honorablement des jours de fête ; et le temps prévu par la Loi du Pays ou
confirmé de coutume devra être respecté. Le plus expert des Compagnons devra être
choisi ou délégué comme Maître ou Surintendant des Travaux du Seigneur ; il doit être
appelé Maître par ceux qui travaillent sous ses ordres. Les Ouvriers-Artisans doivent
éviter tout Langage mauvais, et ne pas s’appeler entre eux par des Noms désobligeants,
mais s’appeler Frère ou Compagnon ; et se conduire entre-eux avec courtoisie à
l’intérieur et à l’extérieur de la Loge.
Le Maître, se sachant capable de Ruse, devra entreprendre les Travaux du Seigneur
aussi raisonnablement que possible, et s’occupera vraiment des matériaux comme s’ils
lui étaient propres ; n’accordera d’augmentation de Salaire à aucun Frère ou Apprenti
qui ne l’ait mérité.
Le Maître et les Maçons recevant leur Salaire justement, devront être fidèles au
Seigneur et finiront honnêtement leur Travail, qu’il soit à la Tâche ou à la Journée ; Ni ne
feront d’une tâche un travail qu’ils auront l’habitude de faire à la journée.
Nul ne devrait découvrir l’Envie à la Prospérité d’un Frère, ni ne le supplantera, ou ne
l’écartera de son Travail, s’il est capable de finir le même ; Parce que personne ne peut
pleinement finir le Travail d’un autre au profit du Seigneur, sans qu’il ne connaisse
parfaitement les Desseins et plans de celui qui l’a commencé.
Quand un Compagnon est choisi comme Surveillant du Travail sous la conduite du
Maître, il sera juste envers le Maître et les Compagnons, devra prudemment surveiller le
Travail en l’absence du Maître à la gloire du Seigneur ; et ses Frères devront lui obéir.
Tous les Maçons employés devront recevoir humblement leurs Salaires sans
Murmure ni Révolte, et ne quitteront pas le Maître sans que le Travail ne soit fini. Un
Frère plus Jeune devra être instruit du travail, pour prévenir la dégradation des
Matériaux par manque de Jugement, et pour accroître et perpétuer l’Amour Fraternel.
Tous les outils utilisés devront être approuvés par la Grande Loge.
Aucun Ouvrier ne devra être employé au Travail propre à la Maçonnerie ; ni les
Francs-Maçons ne devront travailler avec ceux qui ne sont Pas libres sans Nécessité
impérieuse ; ni ne devront instruire les Ouvriers ou les Maçons non acceptés, comme ils
devraient instruire un Frère ou un Compagnon.

6. De la CONDUITE à tenir :
1. Dans la LOGE pendant qu’elle est CONSTITUÉE.
Vous ne devez pas avoir de Comités privés ou de Conversations à part, sans avoir
quitté le Maître, ni parler de choses impertinentes ou inconvenantes, ni interrompre le
Maître ou les Surveillants, ou aucun Frère parlant au Maître ; Ni vous rendre ridicule ou
plaisantin pendant que la Loge traite de ce qui est sérieux et solennel ; ni user d’un
Langage inconvenant pour aucune raison que ce soit ; Mais soyez respectueux envers
votre Maître, vos Surveillants, et Compagnons, et accordez leur votre fidélité.
Si quelque Plainte est déposée, le Frère reconnu coupable devra attendre la
Décision et la Détermination de la Loge, qui sont les Juges propres et compétents pour
toutes les Controverses (à moins que vous ne fassiez Appel devant la Grande Loge), et
vers qui il doit être déféré, à moins que le Travail d’un Seigneur n’en soit occulté, dans
lequel cas une procédure particulière peut être appliquée ; mais vous ne devez jamais
recourir à la Loi en ce qui concerne la Maçonnerie, sans une absolue nécessité reconnue
par la Loge.

2. CONDUITE quand la LOGE est Close et avant que les FRÈRES soient partis.
Vous pouvez jouir vous-mêmes d’innocents plaisirs, en traitant les uns les autres
avec Talent, mais en évitant tout Excès, ni en ne forçant un Frère à manger ou à boire
plus qu’il n’en a envie, ni en ne le retenant lorsque ses Affaires l’appellent, ni en ne
disant et en ne faisant quelque chose d’offensant, ou qui puisse interdire une
Conversation Facile et Libre ; Car cela pourrait détruire notre Harmonie, et déferait nos
louables Desseins. C’est pourquoi aucune Pique ni Querelle privée ne doit passer le Seuil
de la Loge, et moins encore quelque Querelle à propos de la Religion, ou des Nations ou
de la Politique, car nous sommes seulement, comme Maçons, de la Religion Universelle
ci-dessus mentionnée ; Nous sommes également de toutes Nations, Langues, Races, et
Langages et sommes résolument contre toutes POLITIQUES, comme ce qui n’a pas
encore contribué au bien-être de la Loge, ou ne le fera jamais.

3. CONDUITE quand les FRÈRES se rencontrent sans étrangers mais non dans une
LOGE FORMÉE.
Vous devez vous saluer de manière courtoise, comme on vous l’enseignera,
appelant les uns les autres Frère, échangeant librement les Instructions que vous jugerez
utiles, sans être vus ni entendus, sans empiéter l’un sur l’autre, ni manquer au Respect
qui est dû à un Frère, même s’il n’était pas Maçon. Car pour autant que les Maçons
soient tous considérés de la même Manière comme Frères, la Maçonnerie ne prive pas
un Homme des Honneurs auxquels il avait droit auparavant ; bien au contraire, elle
préfère ajouter à ses Honneurs, spécialement s’il a bien servi la Fraternité, celui qui
donne de l’Honneur à qui il est dû, et qui proscrit les mauvaises manières.

4. CONDUITE en Présence d’ÉTRANGERS non MAÇONS.
Vous devrez faire attention à vos Propos et à votre Comportement, de façon à ce
que l’Étranger le plus perspicace ne soit pas capable de découvrir ou deviner ce qui n’est
pas propre à être découvert ; et quelquefois vous aurez à détourner la Conversation, et à
la conduire prudemment pour l’Honneur de la Vénérable Fraternité.

5. CONDUITE A La Maison Et Dans Votre Voisinage.
Vous devez agir comme un Homme moral et sage ; en particulier ne laissez pas
votre Famille, vos Amis et Voisins savoir ce qui concerne la Loge, etc., mais consultez
sagement votre Honneur, et de celui de l’Ancienne Fraternité, ceci pour des Raisons qui
n’ont pas à être mentionnées ici. Vous devez aussi ménager aussi votre Santé, en ne
restant pas trop tard ensemble, ou trop longtemps de chez vous, après que les Heures de
la Loge soient passées ; Et en évitant la Ripaille ou la Boisson, afin que votre Famille ne
soit ni négligée ou blessée, ni que vous ne soyez plus capable de travailler.

6. CONDUITE envers un FRÈRE étranger.
Vous devez l’examiner consciencieusement, de quelque Manière que la Prudence
vous inspirera, afin de ne pas vous en laisser imposer par un prétendu faux ignorant, que
vous devez repousser avec Mépris et Dérision, en vous gardant de lui dévoiler la Moindre
Connaissance. Mais si vous le reconnaissez comme un Frère authentique et sincère, en
conséquences vous devez le respecter ; et s’il est dans le besoin, vous devez l’aider si
vous le pouvez, ou lui indiquer comment il peut être aidé : Vous devez l’employer
pendant quelques Jours, ou alors le recommander pour qu’on l’emploie. Mais vous
n’êtes pas obligé de faire plus que vos moyens ne vous le permettent, mais seulement de
préférer un pauvre Frère, et un Homme Bon et Honnête, avant toute autre personne
dans les mêmes circonstances.
Enfin, toutes ces OBLIGATIONS vous devez observer, et aussi celles qui pourront vous
être communiquées d’une autre manière ; en cultivant l’Amour Fraternel, Fondement et
clé de Voûte, le Ciment et la Gloire de cette ancienne Fraternité, évitez toute Dispute et
Querelle, toute Calomnie et tout ragot, ni ne permettez aux autres de calomnier un
honnête Frère, mais défendez sa Réputation, et rendez-lui Service, pour autant que cela
soit compatible avec votre Honneur et votre Sécurité, mais pas au-delà. Et si l’un d’eux
vous blesse, vous devez faire appel à votre propre Loge ou à la sienne, et de cela vous
pouvez en appeler à la GRANDE LOGE lors de la Communication Trimestrielle, et de cela
à la GRANDE LOGE annuelle, comme cela a été l’ancienne et louable Conduite de nos
Ancêtres dans toute Nation ; ne parlant jamais de d’Assise Légale sauf quand il ne peut
pas en être autrement, et écoutez patiemment le Conseil honnête et amical du Maître et
des Compagnons, lorsqu’ils voudraient vous éviter de comparaître en Justice avec des
Étrangers ou voudraient vous inciter à mettre un terme plus rapide à toutes Procédures
Légales, afin que vous puissiez vous occuper des Affaires de la MAÇONNERIE avec plus
d’Alacrité et de Succès ; mais avec le respect des Frères et Compagnons en Procès, le
Maître et les Frères devraient gentiment offrir leur Médiation, ce qui doit être accueilli
avec gratitude par les Frères concernés ; et si cette Soumission s’avère être impraticable,
ils doivent, cependant, poursuivre la Procédure Légale, sans Colère ni Rancoeur
(contrairement à l’ordinaire) en ne disant et en ne faisant rien qui ne puisse dissimuler
l’Amour fraternel, et les bonnes Relations doivent être renouées et poursuivies ; afin que
tous puissent constater l’influence Bénigne de la MAÇONNERIE, comme tous les vrais
Maçons l’ont fait depuis le commencement du Monde, et le feront jusqu’à la Fin des
Temps.
AMEN. AINSI SOIT-IL.

Spiritualité et Symbolisme


Spiritualité et symbolisme

Introduction
Le mot symbole vient du grec sumbolon qui signifie signe, marque. Il est effectivement employé pour désigner un signe. Par exemple, les signes utilisés en mathématiques, en langage de programmation, en physique pour représenter une unité, en chimie pour désigner un élément, en technique pour désigner une machine, un appareil, un composant, et en général toute abréviation, sont couramment appelés symboles. Les symboles interviennent aussi dans l'étude des mystères, de la langue mystique, des sacrements, des objets de culte, des cérémonies religieuses, des textes sacrés. Nombre de signes sacrés se rencontrent partout dans le monde, dont la signification est parfois difficile à comprendre. Dans cet article, le mot symbole sera réservé à tout signe sacré d'une tradition religieuse ou ésotérique. Le sujet est très vaste et ne sera qu'à peine effleuré. L'interprétation est souvent multiple, seuls des exemples notoirement connus seront cités.
Quelques éléments bibliographiques cités en fin d'article permettront au lecteur d'approfondir.
Symbolisme et éléments
Selon les traditions, le nombre d'éléments est de 4 ou 5. Le système le plus simple est composé de 4 éléments:
  • Feu, associé à l'esprit,
  • Eau, associée à l'âme,
  • Air, associé au mental,
  • Terre, associée au corps.
Le système à 5 éléments chinois:
  • L'eau, donne naissance au
  • Bois, mais détruit le
  • Feu, qui donne naissance à la
  • Terre, et détruit le
  • Métal.
Le système à 5 éléments utilisé en médecine ayurvédique est le suivant:
  • Ether, correspondant au pouce de la main, et à l'organe du corps: cerveau,
  • Air, correspondant à l'index et aux poumons,
  • Feu, correspondant au majeur et aux intestins,
  • Eau, correspondant à l'annulaire et aux reins,
  • Terre, correspondant à l'auriculaire et au coeur.
Ces 5 éléments sont aussi utilisés dans les enseignements ésotériques, avec des correspondances pouvant varier d'un système à l'autre.
Le symbolisme des nombres
En Occident, Pythagore a dit que les nombres étaient la clé du monde. La numérologie exploite la signification des nombres liés aux nom et prénom d'une personne, à sa date de naissance ... avec des règles de correspondance lettre <=> chiffre et règles de décomposition au delà de 9 par exemple 14 = 1+4 = 5, mais avec des exceptions pour 11, 17 ... L'astrologie fait de même.
  • Un: l'Unité, l'Univers, Dieu unique, ...
  • Deux: le Père et le Fils, qui ne forment qu'Un; c'est aussi le Bien et le Mal, la Dualité, le yin et le yang, ...
  • Trois: la Trinité, par exemple Le Père, le Fils et le Saint-Esprit en christianisme, ou encore Brahma, Vishnou et Shiva (les trois aspects du Dieu unique en hindouisme) ...
  • Quatre: associé à la croix, aux Evangélistes, aux points cardinaux, aux éléments dans le système de base, aux saisons, aux "Les Quatre Nobles Vérités" enseignées par Bouddha, ...
  • Cinq: associé au pentagramme ou étoile à 5 branches, aux livres de Moïse (Pentateuque), aux éléments dans certaines conceptions, ...
  • Six: associé à l'hexagramme et au sceau de Salomon, ...
  • Sept: nombre le plus important: le nombre de jours de la semaine, de planètes (y compris Lune et Soleil), de couleurs de l'arc-en-ciel, de notes d'une gamme de musique, de chakras, de corps subtils, de plans de conscience, d'années de chaque phase de la vie des hommes, ...
  • Huit: en bouddhisme le "Noble Sentier octuple", en bouddhisme tibétain la roue à 8 rayons, ...
  • Neuf: nombre souvent utilisé dans de nombreuses doctrines anciennes, égyptiennes, chinoises (9 cérémonies essentielles), ...
  • Dix: les dix commandements, ...
  • Douze: les signes du zodiaque, les travaux d'Hercule, les apôtres, les pierres précieuses de la Jérusalem céleste, ...
Le symbolisme des figures géométriques
Mikhaël Aïvanhov a dit: "Les figures géométriques sont l'expression concrète des nombres. Les nombres appartiennent au monde des principes, et c'est en descendant dans le plan physique qu'ils deviennent des figures géométriques."
  • Le point (ou la ligne): représente le 1. Le point est souvent associé au cercle, étudié plus loin.
  • L'angle: est associé au nombre 2.
  • Le triangle: il est associé au nombre 3. Mikhaël Aïvanhov a dit que "le triangle est le principe masculin et le principe féminin qui s'unissent pour donner naissance un troisième principe" comme le père et la mère donnent naissance à un enfant, comme l'acide et la base donnent le sel, et comme l'intellect et le coeur donnent naissance à la volonté. Le triangle est parfait s'il est équilatéral, car il représente l'équilibre entre l'intellect, le coeur et la volonté. Le triangle peut aussi représenter les trois attributs de la Divinité: Puissance, Amour et Sagesse, ou pour prendre un parallèle divin chrétien, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, ou encore chez l'homme, toujours dans la conception chrétienne, le corps, l'âme et l'esprit.
  • Le carré: est associé au nombre 4. Il est le symbole de la Terre et du Cosmos.
  • Le pentagramme: ou pentacle ou étoiles à 5 branches, que les loges maçonniques utilisent sous l'appellation "étoile de feu".
  • L'hexagramme: ou étoile à 6 branches; le roi Salomon, fils du roi David, s'en servait pour conjurer les démons et invoquer les anges. L'étoile de David est aujourd'hui l'emblème d'Israël, tandis que le "sceau de Salomon" est utilisé en ésotérisme: il est le symbole des "êtres qui sont arrivés à développer en eux les deux principes masculin et féminin, la force et la douceur" selon Aïvanhov.
    En effet, l'hexagramme est constitué de 2 triangles imbriqués l'un dans l'autre: un triangle pointe en bas, ou triangle féminin, ou triangle d'eau, et un triangle pointe en haut, ou triangle masculin, ou triangle de feu.
    Enfin, on appelle aussi hexagrammes les 64 figures à 6 traits obtenues par la combinaison de lignes pleines yang (lignes pleines) et lignes yin (pointillés) du Yi-King.
  • Croix: ce symbole a été utilisé par les chrétiens pour rappeler le supplice de Jésus. Mais il est employé de manière universelle: c'est le mouvement de l'eau et du feu, les quatre points cardinaux. Quand l'homme étend les bras, c'est une croix. Il existe des croix symétriques, dissymétriques, la croix de St André (en X), la croix de Malte... L'arbre séphirotique peut être assimilé à une croix.
  • Cercle: il évoque l'unité. N'ayant ni début ni fin, il symbolise la perfection et l'éternité.
  • Mandorle: auréole en forme d'amande, utilisée dans le christianisme, donnant un caractère sacré à Jésus, Marie et les saints.
  • Mandala: veut dire littéralement "cercle". En fait, il désigne le plus souvent une figure géométrique complexe plane ou même dans l'espace, dont l'objet est la méditation. Au centre du mandala, la divinité est toujours présente, montrant que l'objet de la méditation est la rencontre avec Dieu ou un de ses représentants. Le mandala est typique de la culture tibétaine; l'invasion par la Chine du territoire tibétain a fait connaître au reste du monde un certain nombre d'éléments tenus secrets alors.
  • Mudra: signe, position des mains, en hindouisme, le mudra est aussi une figure géométrique symbolique.
  • Labyrinthe: c'est un ensemble de chemins faisant de nombreux méandres où il est possible de se perdre. C'est le message basique d'une telle figure: le chemin initiatique est long et l'on peut se perdre en route. De nombreuses cathédrales françaises en possèdent, comme Chartres, mais l'on en trouve partout dans le monde dans le cadre de cultures très diverses.
  • Symboles du Reiki: les symboles du Reiki sont des formes géométriques précises devant être dessinés à l'aide de 2 doigts de la main à l'abri des regards non initiés, ou visualisés en train de se dessiner ou déjà dessinés, prolongés par un mantra dit à haute voix, ou dit intérieurement ou pensé.
Le symbolisme des animaux
Il ne sera détaillé car trop volumineux. Les plus connus, sont:
  • d'une part les animaux fabuleux comme le Phénix, le Dragon, l'Hydre,
  • d'autre part le serpent (tentation d'Adam et Eve, ou encore Kundalini), l'éléphant (Ganesh), l'agneau (Agneau de Dieu), les oiseaux en général (messagers), l'âne et le boeuf (entourant Jésus à sa naissance selon une tradition remontant au 13ème siècle).
Le symbolisme des monuments
En Egypte, la pyramide incarne l'immortalité de son occupant terrestre, le pharaon. Le Stupa, symbolisant Bouddha et le Cosmos. L'obélisque, représentant pour les égyptiens la première manifestation de Râ, le Dieu du Soleil.
Le symbolisme de la nature
Minéraux
Parmi les pierres précieuses, le cristal de roche représente la vertu accomplie; le diamant, le saphir, l'émeraude sont parmi les pierres les plus connues; celles de la Jérusalem céleste (Apocalypse de St Jean) sont au nombre de 12: rubis, chrysolithe, béryl, turquoise, lapis-lazuli, jaspe, hyacinthe, agate, améthyste, tarsis, karneol, néphrite.
Fleurs: lotus, représentation des chakras en Inde,
Fruits: pomme donnée à Adam et Eve.
Aliments tranformés: le pain et le vin; ils représentent toute la science initiatique fondé sur deux principes cosmiques: le principe masculin, symbolisé par le pain, et le principe féminin, symbolisé par le vin. Melchizédek a donné le pain et le vin à Abraham, et Jésus dans la Cène, a partagé le pain et le vin avec les apôtres.
Le symbolisme des sons et des couleurs
Ce thème fait l'objet de pages particulières.
Les symboles propres aux religions
Il y en a beaucoup: s'il fallait en garder un ou deux:
  • catholicisme: la croix sur laquelle Jésus a été crucifié,
  • judaïsme : la menorah, chandelier à 7 branches,
  • islam: le croissant de lune annonçant le ramadan; la Ka'aba de La Mecque, autour de laquelle tournent les pèlerins,
  • bouddhisme: la roue (chakra) de la Loi à 8 rayons (8 sentiers de la connnaissance), ou encore le mantra "OM MANI PEME HUM",
  • hindouisme: le OM ou AUM, mantra qui a donné naissance à l'univers,
  • jaïnisme: la main "Ahimsa",
  • sikhisme: la "Khanda", qui comporte un glaive (croyance au Dieu unique) et deux sabres (pouvoirs spirituel et temporel),
  • zoroastrisme: le feu,
  • shintoïsme: torri, porte d'entrée des sanctuaires.
L'enseignement par les symboles
Le Maître D.K. a dit que l'enseignement des initiés se faisait essentiellement par des symboles. De ceux-ci, il dit dans "Le mirage, problème mondial": "Un manque d'intérêt pour les symboles présuppose généralement un manque d'intérêt pour l'interprétation nécessaire des formes de vie et de leur signification. Un trop grand intérêt théorique porté aux symboles peut aussi laisser supposer un mental compliqué qui aime l'ornementation, les lignes, les formes et les rapports numériques, mais qui ne se préoccupe absolument pas de l'importance de la signification du symbole. L'équilibre dans la pensée, entre la forme et le concept, l'expression et la qualité, le signe et la signification, est vitalement nécessaire à la croissance de l'aspirant et du disciple."
Triangle. - Cette figure appartient au symbolisme du chiffre trois. Il peut ainsi  être investi de significations à connotation pythagoricienne, et éventuellement mis en rapport avec d'autres figures géométriques. Dans la symbolique de la franc-maçonnerie, qui donne une place importante à cette figure et où elle sera qualifiée par exemple de Delta lumineux ou de Triangle sublime, le triangle pourra même, selon son espèce, correspondre à un élément : l'eau est associée au triangle rectangle; la terre, au triangle équilatéral;  le feu, au triangle isocèle; et l'air au triangle scalène...
Le triangle peut également, et plus banalement, se rencontrer chaque fois qu'il s'agit de symboliser des triades. C'est par exemple le cas le symbolisme républicain ("liberté - égalité - fraternité"), mais aussi dans celui du Christianisme où cette figure est aujourd'hui associée couramment à  la Trinité. Il est cependant intéressant de noter que le triangle n'est pas très souvent représenté sur les premiers monuments chrétiens, à une époque où les réticences à représenter directement Dieu étaient importantes et où, pourrait-on imaginer, le triangle aurait pu offrir une alternative commode. En fait, les exemples de ce symbole qui figurent ici sont à peu près les seuls connus :


On doit observer que tous ces triangles, sous une forme ou sous une autre, sont invariablement unis au nom de Jésus, ce qui autorise à penser qu'ils doivent avoir quelque relation avec sa personne. Or, pour assigner quelle est la nature de cette relation, il faudrait connaître au juste la signification du triangle. Personne n'ignore que, dans la pratique  de l'iconographie moderne, il est pris pour le symbole de la Trinité. Mais jusqu'où remonte celte attribution du signe du triangle? C'est ce qu'il serait difficile de dire, et rien ne prouve que l'Antiquité l'ait connue; rien, dis-je, si ce n'est les monuments que nous rapportons ici, et auxquels ou ne saurait assigner un autre sens. La présence de ce symbole sur un marbre d'Afrique donne, ce semble, une certaine valeur à cette interprétation; il s'y trouverait comme un acte de foi au mystère de la Ste Trinité, dogme pour lequel cette contrée eut tant à souffrir de la part des Vandales. Si l'on accorde ce premier point, nous serons en droit d'en conclure que le triangle atteste la divinité de Jésus toutes les fois qu'il est joint à son monogramme, ce qui a lieu dans tous les cas jusqu'ici connus. 
Saint Zénon de Vérone suppose que dans les premiers siècles on distribuait aux nouveaux baptisés certains médaillons portant une triple empreinte qui, dans l'opinion de Maffei, n'était autre chose qu'un symbole relatif à la Trinité au nom de laquelle s'administre le baptême, denarium aureum triplicis numismatis unione sigualum. Une grave difficulté semble, il est vrai, s'opposer à ce que les paroles de l'évêque de Vérone soient prises a la lettre : on ne saurait admettre que l'Église ait pu distribuer une médaille d'or à chacun de ceux qu'elle admettait au baptême, et qui étaient en relativement grand nombre. Cependant cet auteur revient fréquemment dans ses oeuvres sur cet objet, qu'il désigne ailleurs par union stipendium. Quelques interprètes n'ont vu là qu'une expression symboliqueindiquant les trois sacrements, du baptême, de la confirmation, de l'eucharistie, que le néophyte recevait le même jour : triplicis numismatis unione signatum. (Abbé Martigny).
Triangle (art héraldique) - Le triangle se représente équilatéral et ordinairement plein, la base tournée vers la pointe de l'écu. Si la base regarde le chef, il est dit versé ou renversé. Le triangle évidé est quelquefois appelé delta
Triangle (constellations) - Deux constellations portent ce nom. Le Triangle, proprement dit, dans le ciel boréal, et le Triangle austral, que l'on a placé dans l'autre hémisphère. Le Triangle était appelé par les anciens Grec le Deltoton ou même le Delta, et était parfois supposé représenter le delta du Nil. Il existe aussi une tradition tardive qui fait cette constellation l'image de la Sicile, dessinées dans le ciel par Zeus à la demande de la déesse associée à l'île, c'est-à-dire : Cérès.
Au XVIIe siècle, Hévélius a ajouté un petit triangle à côté du grand. Les cartes dessinées après lui représenteront ainsi jusqu'au début du XXe siècle au pluriel, et un Triangulum Majus et un Triangulum Minus, que l'on trouve encore sur les cartes de Bode. La constellation portait aussi souvent le nom de Triangles. Quant au Triangle austral (Triangulum australe), il a été introduit par Bayer en 1603 dans son Uranométrie. Il faisait partie des douze constellations nouvelles, dessinées, dit-il, d'après ce qu'avaient vu, lors de leurs navigations, Amerigo Vespucci, André Corsali, Pierre de Médine, et Pierre Théodori. Le nom de Triangle (comme celui des autres constellations mentionnées), ayant été donné, de l'aveu de Bayer, par divers pilotes des navires du XVIe siècle.

Le carré est l'un des 4 symboles fondamentaux, les autres étant le centre, le cercle et la croix. C'est le symbole de la terre par opposition au ciel et de l'univers créé par opposition à l'incréé et au créateur. C'est une figure anti-dynamique, ancrée sur 4 côtés, qui symbolise l'arrêt ou l'instant prélevé. Le carré évoque la stagnation, la solidification, la stabilisation dans la perfection. Les camps et les tentes des peuples nomades sont ronds. Beaucoup d'autels, temples, villes, camps militaires sont carrés. Platon considérait le carré et le cercle comme absolument beaux en soi. La croix dans le carré c'est l'expression dynamique du quaternaire. La manifestation solidifiée s'exprime par le seul carré. Les âges du monde, la vie humaine, le mois lunaire sont rythmés par le quaternaire. Le temple du Graal est carré. Les églises carrées sont nombreuses en Grande Bretagne. Les 4 phases du mouvement cyclique s'expriment par le cercle. La terre mesurée par ses 4 horizons est carrée. Divisée par 4 régions occupées par 4 castes. Le passage du carré au cercle symbolise le retour du créé à l'incréé, de la terre au ciel. En Chine l'espace est carré, chaque orient étant dominé par une montagne cardinale et la terre est carrée.
Le cube est, plus encore que le carré, le symbole de la solidification, de la stabilité, de l'arrêt du développement cyclique car il détermine et fixe l'espace en ses 3 dimensions.
L'homme carré, les bras étendus et les pieds joints désigne les 4 points cardinaux.
Dans l'Orient ancien, chez les babyloniens, le carré était utilisé pour indiquer le total d'un compte.
Le carré magique est une autre longue histoire.......

 

Le cube (symbolique)

Carré du carré, il a la même signification que le carré dans l'ordre des surfaces. Il symbolise le monde matériel et l'ensemble des 4 éléments. Son assise est solide, il a été pris pour symbole de stabilité et se trouve souvent à la base des trônes. Il est symbole de la solidification, de l'arrêt du développement cyclique car il détermine et fixe l'espace en ses 3 dimensions. La pierre cubique du symbolisme maçonnique comporte la notion d'achèvement, de perfection. Sur le plan mystique, le cube est symbole de la sagesse, de la vérité et de la perfection morale. Il est le modèle de la Jérusalem future que promet l'Apocalypse, égale dans ses 3 dimensions. Couplé avec la sphère, il symbolise la totalité terrestre et céleste, finie et infinie, créée et incréée, l'ici-bas et l'en-haut.