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lundi 25 mars 2013

LES SOURCES DE LA KABBALE


Le livre fondamental de la kabbale est le “Sepher Yetzirah” ou Livre de la Création. Il s'agit d'un tout petit opuscule dont la traduction littérale ne dépasse pas trois ou quatre pages dactylographiées. La Bibliothèque Nationale en possède plusieurs exemplaires, de dates et d'origines variées, mais la constance du texte est remarquable.
Le second livre de la kabbale est le “Sepher Zohar” ou Livre de la Splendeur. En fait, il s'agit d'un commentaire, assez en désordre, du Sepher Yetzirah et de son interprétation. Le Zohar est un ouvrage volumineux qui totalise environ six fois notre dictionnaire classique. La traduction latine la plus ancienne, connue à ce jour, est celle de Pic de la Mirandole (1463-1494). Il en existe un condensé en latin de Knorr Von Rosenroth intitulé “Kabalah Denudata”. Cette “kabbale dévoilée” a été traduite en anglais par Mac Gregor Mathers vers 1918. Il existe encore deux petits ouvrages d'une cinquantaine de pages considérés comme faisant partie de la kabbale : un livre dit “Aesch Mezareph” qui en est une interprétation alchimique et un livre moins connu dit “l'oracle Chaldéen” qui, lui, en est une interprétation magique. On peut, à juste titre, s'étonner que le petit “Livre de la Création” soit à l'origine de la gestation du volumineux “Livre de la Splendeur”. Ceci est dû au fait que le Sepher Yetzirah est écrit avec un alphabet de structure hiéroglyphique et que ce mode d'écriture donne une très forte concentration à l'information. Aussi 1a traduction littérale de ce genre de texte est-elle impossible. Il est donc utile d'expliquer comment fonctionne ce type de langage.

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