Le
livre fondamental de la kabbale est le “Sepher Yetzirah” ou Livre de la
Création. Il s'agit d'un tout petit opuscule dont la traduction littérale ne
dépasse pas trois ou quatre pages dactylographiées. La Bibliothèque Nationale
en possède plusieurs exemplaires, de dates et d'origines variées, mais la
constance du texte est remarquable.
Le
second livre de la kabbale est le “Sepher Zohar” ou Livre de la Splendeur. En
fait, il s'agit d'un commentaire, assez en désordre, du Sepher Yetzirah et de
son interprétation. Le Zohar est un ouvrage volumineux qui totalise environ six
fois notre dictionnaire classique. La traduction latine la plus ancienne,
connue à ce jour, est celle de Pic de la Mirandole (1463-1494). Il en existe un
condensé en latin de Knorr Von Rosenroth intitulé “Kabalah Denudata”. Cette “kabbale
dévoilée” a été traduite en anglais par Mac Gregor Mathers vers 1918. Il existe
encore deux petits ouvrages d'une cinquantaine de pages considérés comme
faisant partie de la kabbale : un livre dit “Aesch Mezareph” qui en est une
interprétation alchimique et un livre moins connu dit “l'oracle Chaldéen” qui,
lui, en est une interprétation magique. On peut, à juste titre, s'étonner que
le petit “Livre de la Création” soit à l'origine de la gestation du volumineux “Livre
de la Splendeur”. Ceci est dû au fait que le Sepher Yetzirah est écrit avec un alphabet
de structure hiéroglyphique et que ce mode d'écriture donne une très forte
concentration à l'information. Aussi 1a traduction littérale de ce genre de
texte est-elle impossible. Il est donc utile d'expliquer comment fonctionne ce
type de langage.
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